
Je suis un passionné de rugby. J'habite pas loin de Toulouse et ma référence est le Stade Toulousain. Aussi je suis les matches du Stade depuis de nombreuses années et les interventions de Guy Novès (entraineur/manager). Les rugbymens emploient souvent l'expression: "Temps fort/temps faible" pour isoler des moments d'un matche. Il est bon de marquer des points dans un temps fort, c'est à dire faire le forcing et aller à l'essentiel: avancer au tableau d'affichage. Il faut aussi gérer les temps faibles, c'est à dire: tenir sans prendre de points.
En parapente, certains auront peut être entendu parler d'une méthode d'analyse appliqué au vol libre: "la règle des tiers". En résumé (grossier), cette tactique préconise de diviser la masse d'air en trois parties:
* Une partie haute favorable où l'on enroule que les gros thermiques et on avance,
* une partie médiane où l'on enroule les thermiques moyens du jour,
* une partie basse où l'on prend tout ce qui passe (il faut remonter).
Personnellement je n'ai jamais réussi à appliquer cette règle. Je n'ai pas assez de neurones disponibles en vol pour faire cette gymnastique. J'ai donc décider d'utiliser la vision rugbystique, de gestion d'une performance.
J'ai remarqué depuis longtemps, que dans une zone difficile (qui ne monte pas trop), un grand cri bestial était quasiment immédiatement suivi d'un pilotage plus pertinent. Un peu d'influx envolé (lors du cri), puis une reconcentration sur le pilotage.
Maintenant lorsque j'aborde une zone qui ne monte pas (alors que je pensai y trouver un Thermique), je me dis: "c'est un temps faible du vol. Patiente et analyse pourquoi ça ne marche pas. Où est la zone la plus favorable ?". En bref, je gère le temps faible et prend tout ce qui monte, même si je suis assez haut. Un comportement inverse: "ça monte pas j'avance", s'apparente fort à de la fuite en avant,...